Scène 6
(Jeu de lumière pour indiquer que l’on change de jour, on éteint puis on rallume)
(Munie de la clé Marie ouvre le jardin et sonne) (Il peut très bien y avoir une porte décor en devant de scène pour le jardin, à vous d’être imaginatif)
- Voilà, voilà, j’arrive (crie mamie à travers la porte)
MARIE - Bonjour, madame, vous allez bien.
Madame NADA - Bonjour, oui et vous.
MARIE - Ca va, merci. AU BOULOT !
Madame NADA - Mais vous faites quoi ?
MARIE - Je passe l’aspirateur.
Madame NADA - Encore, mais c’est propre.
MARIE - Madame, si je le passe c’est que ça ne l’est pas.
Madame NADA - Ah ! Bon si vous le dites, et bien faites. (Cinq minutes après, mamie inquiète Dites madame, z’auriez pas vu passer mes chaussures ?
MARIE - (Marie surprise) Heu ! (Puis elle éclate de rire) A moins que ce ne soit des chaussures magiques qui marchent toutes seules. Non ! Je ne les ai pas vu passer.
Madame NADA - Vous êtes bête.
MARIE - Mais non madame ! C’est vous qui parlez mal.
Madame NADA - Oui, peut-être, m’enfin n’empêche que j’ai perdu mes chaussures.
MARIE - Et bien ça, c’est grave de chez grave.
Madame NADA - Qu’est ce que vous dîtes ?
MARIE - Rien je dis que c’est grave ?
Madame NADA - Ben, oui alors ! Qu’est ce que je vais mettre aux pieds.
MARIE - Rien, na ! Vous êtes punie vous allez nous jouer ce matin les va nu-pieds.
Madame NADA - Les quoi ?
MARIE - Les va nu-pieds, vu que vous n’avez pas vos chaussures.
Madame NADA - Vous êtes drôle vous ! C’est ainsi que l’on dit quand on perd ses souliers.
MARIE - Oui madame.
Madame NADA - Eh ! bien j’aurai appris quelque chose ce matin.
MARIE - Oui, je suis d’accord avec vous.
Madame NADA - Pardon, vous dites ? DEMANDE MAMIE ACCROUPIE SOUS LA TABLE.
MARIE - Rien, je parle toute seule.
Madame NADA - Ah ! Vous aussi.
MARIE - Oui, même que parfois je me trouve grave. Je me demande si je fais pas l’ALZHEIMER moi aussi à perdre les jours, les dates, les choses. Je vais finir par me perdre moi même.
Madame NADA - C’est qui celui là ?
MARIE - Quoi ! Où ça, où ça, s’excite en sautant Marie cherchant autour d’elle.
Madame NADA - Arrêtez-vous de bouger, vous me donnez le tournis ! C’est qui l’Alzha….MACHIN ? Oh ! Seigneur Jésus, je me rappelle plus.
MARIE - Ah ! Madame vous m’avez fait peur. Je croyais qu’il y avait quelqu’un dans la pièce. L’ALZHEIMER c’est un sacré fouteur de merde.
Madame NADA - Oui, mais c’est qui celui là ?
MARIE - Celui qui vous a pris votre vie, quand vous ne vous y attendiez pas, le mangeur de neurones, de mémoires.
Madame NADA - Ah ! Mais je ne comprends pas et comment il est venu ici ?
MARIE - Ah ! Ça madame on en sait rien. C’est un mangeur d’histoire, un semeur de zizanie.
Madame NADA - Ah ! Bon je ne le savais pas, merci de me prévenir, quand je le verrai je lui dirai deux mots (prévient mamie en s’éloignant) (Marie a trouvé un mot sur la machine, elle lit à haute voix)
MARIE - Maman s’est salie ce matin merci de mettre la machine en route en appuyant juste sur le bouton marche) Marie obéit puis passe l’aspirateur. Arrive mamie inquiète d’entendre la machine tourner et qui ouvre celle-ci. Marie arrête l’aspirateur et crie Madame ne touchez pas !
Madame NADA - Mais, je veux voir ce qu’il y a dedans.
MARIE - C’est votre linge.
Madame NADA - Ah bon ! (Marie rebranche l’aspirateur mais mamie têtue a de nouveau ouvert la machine)
MARIE - Madame pas touche ça mord (Mamie sursaute)
Madame NADA - Mais ! Vous m’avez fait peur. Je veux voir ce qu’il y a dedans.
MARIE - Du linge sale, vous avez renversé votre déjeuner ce matin sur vous et maintenant le linge, il est dans la machine, et la gentille machine elle va le laver (Marie pour elle-même, Qu’est ce que je raconte je pète les plombs)
Madame NADA - Vous quoi ?
MARIE - Rien madame, asseyez-vous.
Madame NADA - Bon ! Bon oh ! Seigneur Jésus. Oui, mais tout de même pourquoi elle tourne.
MARIE - Ouh ! La, la, la, la, je vais vous attacher.
Madame NADA - Y’a quoi dedans.
MARIE - De l’eau
Madame NADA - Je veux voir.
MARIE - Non !
Madame NADA - Si ! Je veux voir.
MARIE - Vin Dju ! J’en aurai du mal. D’abord on peut plus l’ouvrir. Y a une sécurité qui empêche de le faire (chante Marie) Elle est gentille la petite machine. On ne peut pas regarder dedans quand elle tourne. Et elle va être gentille Mamie, elle va arrêter de me faire tourner en bourrique et elle va s’asseoir.
Madame NADA - Ah ! Bon ! Ben j’m’asseois (chante mamie sur le même ton)
MARIE - Merci.
Madame NADA - Y a pas de quoi. Je suis une gentille mamie.
MARIE - Oui.
Madame NADA - Alors un bisou.
MARIE - Un bisou, na !
Madame NADA - Vous êtes gentille vous aussi
MARIE - Oui merci.
Sur ces entrefaites Dominique arrive. Marie lui relate l’incident. Dominique promet de surveiller sa mère. Marie s’en va.
DOMINIQUE - ALORS MAMAN, tu fais des bêtises.
Madame NADA - Moi mais pas du tout.
DOMINIQUE - Tu ouvres la machine. Tu n’es vraiment pas bien. Crie Dominique.
Madame NADA - C’est toi qui est pas bien, arrête de crier je ne suis pas sourde et si t’es pas contente, tu vas dans ta maison, je suis ici chez moi.
DOMINIQUE - Oui, je sais maman, tu ne m’aimes pas, tu as toujours préféré Claude.
Claude, Qui c’est celle-là ?
DOMINIQUE - Ah maman ne me dis pas que tu as oublié ton autre fille.
Madame NADA - Ah ! J’ai une autre fille première nouvelle, mais tu es qui toi ?
DOMINIQUE - Dominique, je suis ta fille, non de Dieu, rappelles toi. Oh ! Je ne m’y ferai jamais à cette maladie.
Madame NADA - Quelle maladie ?
DOMINIQUE - L’alzheimer.
Madame NADA - Oh ! Celui là il ne fait que passer, il vous pique vos neurones, il raye le disque dur et PFFFT ! Plus rien.
DOMINIQUE - Tiens maman d’où tu tiens cela ?
Madame NADA - C’est….C’est la dame qui me l’a dit. D’ailleurs il faudra que je lui dise deux mots à ce semeur de zizanie quand je le rencontrerai.
DOMINIQUE - Semeur de zizanie, elle a parfaitement raison.
Madame NADA - Qui ça ?
DOMINIQUE - Rien maman, bon je pends ton linge, et j’y vais. Claude viendra te porter ton repas ce soir et t’aider à mettre une couche vue que tu as des fuites. D’accord maman !
Madame NADA - Oui d’accord.
Scène 7 (facultative car elle pourrait choquer, c’est pourtant du vécu)
MARIE - AÏE, aïe, Aïe madame, c’est la cata !
Madame NADA - Quoi encore ?
MARIE - Là, là au sol, je vous suis à la trace.
Madame NADA - Ben ! Ce n’est pas de ma faute si j’ai la courante.
MARIE - Non ! bien sûr que non ! Madame, m’enfin de là à avoir des fuites jusque dans le couloir, sur la cuvette et j’en passe. Pas bien ! Et là, là sur le mur, madame, Oh ! Pas bien du tout (dispute Marie en secouant le doigt en direction de mamie, puis regardant les mains de celle-ci.) Oh ! Madame avez-vous pris du papier pour vous essuyer ?
Madame NADA - Ben ! Oui c’te question ?
MARIE - Madame, vous en avez plein les doigts. Je sais bien que ça porte-bonheur mais tout de même. Venez-vous laver.
Madame NADA - Oh ! Seigneur Jésus ! (Mamie étonnée, regarde ses mains souillées puis obéit et se lave les mains)
MARIE - Madame y’a pas pénurie de P.Q. ? On n’en prend pas un petit bout que l’on met sur le doigt pour s’essuyer on utilise plusieurs feuilles.
Madame NADA - Ah ! Il reste du papier W.C. Je croyais que j’en avais plus.
MARIE - OUI ! Il en reste et la balayette ce n’est pas que décoratif, vous êtes une coquine.
Madame NADA - C’est quoi une balayette ?
MARIE - C’est pour nettoyer la cuvette, venez je vous montre. (Mamie suit Marie)
Madame NADA - Ah ! C’est ça, et on fait comment ?
MARIE - Comme cela madame, voilà tout autour pour nettoyer.
Madame NADA - AH ! Et bien maintenant je le saurai, merci madame. Vous êtes gentille, l’autre elle crie tout le temps.
MARIE - Qui Dominique ? Il faut l’excuser elle n’accepte pas votre maladie. Elle vous fait des penses bêtes à droite, à gauche accrochés de-ci, de-là, comme des guirlandes, des flashs, pour vous aider mais vous ne les lisez pas. Alors elle se fâche.
Madame NADA - Ah ! C’est donc ça, c’est parce que je ne lis pas qu’elle est en colère la dame.
MARIE - La dame c’est votre fille.
Madame NADA - Dites j’en ai beaucoup des filles.
MARIE - Juste deux mamie, Claude et Dominique.
Madame NADA - Bon c’est bien.
MARIE - ET BIEN ! On récapitule vous vous appelez ?
Madame NADA - Paule.
MARIE - Bravo, vous avez combien de filles.
Madame NADA - Deux.
MARIE - Très bien. Et là j’ai combien de doigts, rit Marie.
Madame NADA - Ben trois, petit bisou j’ai bien répondu.
MARIE - Petit bisou, voilà.
( mamie s’est barricadée. Impossible d’entrer, Marie tambourine à la porte)
MARIE - Madame !
Madame NADA - Oui ! Voilà, voilà !
MARIE - Madame je peux rentrer !
Madame NADA - Voilà, voilà ! J’arrive.
MARIE - Madame, il fait un froid de canard. Je me les gèle. Vous me l’ouvrez cette porte !
Madame NADA - Oui ! Deux minutes (bruit derrière la porte enfin elle s’ouvre.
MARIE - Et bien madame, vous en avez mis du temps ! C’est quoi ce binz. Qu’est ce qu’il fait là l’aspirateur ?
Madame NADA - J’ai peur qu’on vienne me prendre ma chienne et mon chat.
MARIE - Qui voulez-vous qu’il vienne ? Ils sont vos anges gardiens vos animaux. Y’a pas de danger, et puis il est midi vous êtes encore en pyjama.
Madame NADA - Oui ! Je me lève.
MARIE - Vous avez déjeuné ?
Madame NADA - Non !
MARIE - Vous vous êtes lavée ?
Madame NADA - Non !
MARIE - Alors ouste salle de bain et petit déj.
Madame NADA - Oh !là, là, là, là.
MARIE - Oui, madame allez !
Madame NADA - Ca va, ça va j’arrive, je suis fatiguée, je peux m’asseoir.
MARIE - Non, salle de bains.
Madame NADA - Oh ! Seigneur Jésus, vous êtes dure.
MARIE - Madame qu’est ce que vous faites de vos nuits, la chasse aux fantômes ?
Madame NADA - Peut-être bien que oui, c’est ça je chasse les fantômes, c’est pour cela que je suis fatiguée.
MARIE - Et bien moi je suis une petite sorcière et je vais venir vous chatouiller les pieds si vous ne dormez pas le soir.
Madame NADA - Ah ! Si vous le dîtes. (Et Marie de chanter)
MARIE - Méfie-toi les soirs de pleines lunes, la sorcière enfourche son balai, c’est elle qui ce soir là fait la une. Elle va se promener. Abracadabra la sorcière et là. Abracadabri elle n’est plus ici.
Madame NADA - Vous chantez bien.
MARIE - Merci madame.
Madame NADA - De rien, de rien, c’est gratuit.
MARIE - Oh ! Oh ! On fait dans l’humour.
Madame NADA - Oui, ça m’arrive.
MARIE - Là, voilà, vous êtes propre, Hop ! Petit déj zou ! À table. (Marie installe Mamie à table puis elle passe l’aspirateur. Quand mamie a terminé elle va voir Marie.)
Madame NADA - Dîtes madame, j’ai sali ma couche, alors je l’ai lavé mais je ne comprends rien. Y’a pleins de petits bouts partout. Vous allez me disputer, j’en ai mis partout.
MARIE - Je vois ça, madame les couches là, ne se lavent pas, elles se jettent.
Madame NADA - Ah ! Bon. Ben dans le temps, on les faisait bouillir et on s’en resservait.
MARIE - Oui ! Mais les temps changent et ça on jette.
Madame NADA - Quel gâchis, je ne comprends rien du tout.
MARIE - C’est comme ça madame ; il ne faut pas chercher à comprendre, c’est le progrès.
Madame NADA - Le progrès, le progrès, c’est du gâchis quand même insiste mamie.
MARIE - Tout a fait d’accord Charlie, tout à fait d’accord !
Madame NADA - Pardon !
MARIE - Rien madame je radote.
Madame NADA - Ah ! Bon.
Scène 8
Madame Nada est seule dans sa salle de bains face à son miroir.
Madame NADA -Bonjour madame, vous êtes qui ?
N’obtenant pas de réponse, elle s’en inquiète approche sa main de l’objet, le caresse.
Madame NADA Vous êtes belle, madame. Madame !!! Madame !!!(Elle frappe au miroir)
Madame NADA Toc, toc, y a quelqu’un, pourquoi vous ne répondez pas ? Bon et bien tant pis, je vais voir ma chienne, si elle n’est pas partie. (Et elle sort de la salle de bains).
Madame NADA -je voulais faire quoi déjà ? Je ne me rappelle plus, oh ! La, la la la, Seigneur Jésus.
Mamie branche l’aspirateur (Il est une heure du matin puis elle le brandit vers un personnage imaginaire)
Madame NADA - vient ici Al, allez ! Vient ici. Espèce de sale voleur. Arrive le voisin qui tambourine à la porte, très inquiet parce qu’il a été réveillé par le bruit.
LE VOISIN -Madame Nada, ouvrez (mamie laisse l’aspirateur en marche et va ouvrir)
Madame NADA - Oui, voilà, voilà, j’arrive. Monsieur ! Vous désirez !
LE VOISIN Je suis votre voisin, madame Nada, je vous ai entendu crier après un certain Al (Il entre en brandissant un fusil) Il est où votre voleur que j’en fasse de la pâté. (Crie t-il en brandissant le fusil)
Madame NADA - Vous êtes gentil monsieur, vous êtes qui ?
LE VOISIN -Je suis votre voisin, madame Nada. Oh ! Cette maudite maladie, moi non plus, je ne m’y fais pas faut toujours répéter cent fois la même chose. Alors il est où, votre voleur !
Madame NADA - Oh, lui ! Dans l’aspirateur.
LE VOISIN - Dans l’aspirateur ! (S’exclame le voisin estomaqué) Non ! Pas possible, l’est tout petit alors !
Madame NADA - Oui, l’est tout petit mais il fait des dégâts.
LE VOISIN - Ah ! Il a cassé quelque chose ( Puis pour lui-même. Il ne peut pas être dans l’aspirateur, c’est impossible, il examine l’appareil sous toutes les coutures et regarde par le trou du tuyau.
Madame NADA - Il a rien cassé, il vole tout ce qu’il trouve, vous savez, il s’appelle AL, c’est un fouteur de merde, un mangeur de neurone.
LE VOISIN - Madame Nada ! s’exclame le voisin, Comment vous parlez ?
Madame NADA - Et bien, je ne fais que dire la vérité, il est comme cela Al (dit Mamie dans un instant d’extrême lucidité)
LE VOISIN - Un mangeur de neurones, vous voulez dire, mais oui, voyons ! Suis-je bête, AL, c’est l’alzheimer.
Madame NADA - Oui, c’est çà Al machin comme vous dites.
LE VOISIN - Madame Nada, il est une heure du matin, Al ce n’est pas une personne, c’est une maladie.
Madame NADA - ah bon ! Si vous le dites.
LE VOISIN - Oui, c’est une maladie, et ce n’est pas une heure pour réveiller vos voisins et leur faire de telles frayeurs, c’est l’heure de dormir. Vous allez gentiment vous recoucher et ne pas rebrancher l’aspirateur ou je vous le confisque.
Madame NADA - ah, il faut se coucher ! Bon ben, dans ce cas j’y vais.
LE VOISIN Bonne nuit, madame Nada.
Madame
NADA
- Bonne nuit, monsieur.
(Mamie va se coucher fin de la scène)
Autre scène Madame Nada se dirige vers le placard, entre dedans et
en referme la porte. Arrive Marie qui la cherche pour lui faire sa
toilette)
MARIE - Madame Nada ? Vous êtes où ? (La porte du placard s’ouvre)
Madame NADA - coucou, je suis là.
MARIE - qu’est-ce que vous faites là dedans ? demande Marie étonnée.
Madame NADA - Je vais aux toilettes, j’ai envie, vous m’excuserez j’y retourne.
MARIE - Madame Nada, ce ne sont pas les toilettes, ici c’est un placard
Madame NADA - ah, je me disais aussi, je ne trouve pas le truc, il manque quelque chose.
MARIE - venez, sortez de là, les toilettes c’est l’autre porte. Je vais vous faire un parcours fléché.
Madame NADA - ah, oui je veux bien, je suis perdue moi ici.
(Marie découpe des feuilles, écrit placard sur l’une, toilettes sur l’autre puis les colles sur les portes)
MARIE - voilà dit-elle, comme cela vous ne pourrez plus vous tromper.
Madame NADA - merci Madame, vous êtes gentille, c’est grand ici, c’est bien, c’est chez qui ?
MARIE - c’est chez vous, Madame Nada.
Madame NADA - ah bon si vous le dites !
MARIE - au fait, madame Nada petite vérification vous savez toujours lire.
Madame NADA - ben oui, je crois.
MARIE - vous n’en êtes pas sûre, je vous demande cela pour, des fois que l’autre abruti vous ai aussi en passant piqué la lecture. Sait-on jamais ? Vu qu’il ramasse tout ce qui traîne et qu’il ne laisse rien. On va vérifier, c’est écrit quoi là.
Madame NADA - placard.
MARIE - très bien. Et là.
Madame NADA - toilettes.
MARIE - Ouf ! On est sauvé.
Madame NADA - oui, Al, n’a pas encore tout piqué, et il n’a pas intérêt sinon je branche.
MARIE - vous branchez, et vous branchez quoi.
Madame NADA - Je branche le……..le machin.
MARIE - quel machin !
-ça fait madame Nada en désignant l’aspirateur.
MARIE - et ?
Madame NADA - Je le chasse. Enfin, le machin l’avale.
MARIE - pfutt Madame, l’aspirateur avale juste la poussière.
Al n’est ni un personnage, même si je l’appelle AL pour la forme, ni un objet c’est une maladie. Aller, venez que je vous lave, direction salle de bains.
Lorsqu’elles ont terminé. On sonne à la porte, Marie va ouvrir.
Scène 9
MARIE - Bonjour, docteur !
LE MEDECIN DE FAMILLE -Bonjour Madame Denis, vous allez bien.
MARIE - Ma foi, oui, ça va.
LE MEDECIN DE FAMILLE -Bonjour, madame Nada !
Madame NADA - Bonjour docteur !
LE MEDECIN DE FAMILLE -Vous, vous rappelez de moi, c’est bien !
Madame NADA - Et bien oui, je me rappelle, pourquoi, je devrais oublier ?
LE MEDECIN DE FAMILLE -Non, non du tout, votre maladie fait déjà le travail, alors !
Madame NADA - Ah, bon ! Je suis malade, c’est pour cela que vous êtes là !
LE MEDECIN DE FAMILLE -Oui, vous avez la maladie d’Alzheimer, je viens renouveler vos médicaments.
Madame NADA - Oh ! C’est vrai que celui là me pique tout.
LE MEDECIN DE FAMILLE -Qui ça ?
Madame NADA - AL !









